Comment anticiper les réserves de construction dans des projets industriels ou logistiques ?

Obtenir des finitions de grande qualité est un aspect essentiel de la réussite d’un projet de construction. Il devient donc primordial de détecter au plus vite les réserves de construction qui peuvent survenir lors d’un projet de plateforme industrielle ou logistique.

La checklist de révision, réalisée par le Project Manager, est l’outil qui permet d’obtenir un inventaire des défauts physiques et non physiques qui ont eu lieu lors du processus d’édification, dans le but de les corriger. L’élaboration de cette liste de révision doit être préparée le plus en amont possible du projet pour que tous les acteurs impliqués soient informés au bon moment. Ainsi il est plus facile d’organiser et prévoir les phases de réparation des erreurs détectées.

Le Project Manager et les acteurs impliqués doivent définir le processus de création de la checklist commune en définissant correctement tous les points importants de manière organisée. Il est important de concentrer les corrections sur une seule et même checklist pour éviter des pertes de temps, doublons et nouvelles erreurs entre les équipes.

Lorsqu’il s’agit de plateformes industrielles et logistiques, les défauts doivent être définis et regroupés de la façon suivante :

1. Plateforme
2. Bureaux
3. Urbanisation
4. Salle des pompes
5. Poste de garde
6. Documentation

Cette structure, permet d’agiliser le processus et tenir compte des défauts dans un ordre chronologique lors de l’exécution du chantier. Sur la forme, cette checklist sera accompagnée par des photos et la description du problème pour faciliter la compréhension aux différents acteurs.

Chez Top Management, nous avons créé une procédure et un modèle de révision, qui nous aident à configurer efficacement cette checklist. Les ressources et le temps d’exécution sur le chantier sont ainsi optimiser.

Actuellement, ils existent des logiciels qui permettent de réaliser une checklist intelligente, grâce à la modélisation 3D ou 2D avec un rapport de situation sur chaque point problématique, facilitant la compréhension, la mise en place et la visibilité de tous les défauts à corriger.

C’est pour cela qu’il est nécessaire de définir les deadlines dès le début du projet pour que le promoteur puisse prendre en considération toutes les ressources à sa disposition et  bien gérer les différentes échéances et coûts.

Avec l’idée de réduire les révisions et les défauts de nos projets de construction, Top Management a développé une checklist basée sur son expérience sur trois typologies de plateformes.

Le tableau suivant montre une statistique avec les prototypes de 3 plateformes terminées en 20

Dix erreurs qui peuvent survenir lors de la construction d’une plateforme industrielle ou logistique.

TOP management a ciblé les 10 défauts les plus fréquemment rencontrées dans des projet de plateforme industrielle ou logistique :

1. Les remontées de fibre dans le dallage

C’est une révision assez fréquente du fait de la pose / mise en place du béton. L’apparition de ces fibres en surface est la raison pour laquelle le dallage devrait être contrôlé de façon très minutieuse. Habituellement, ces fibres sont coupées afin d’éviter des futurs endommagements des véhicules.

2. Les installations non mises en services

Il est fréquent que certaines installations (électriques principalement) ne soient pas mises en services en raison des risques que présentent un courant provisoire sur chantier, ou que certains éléments ne soient pas complètement finalisés.

3. Le nettoyage

Il est naturel qu’à chaque fin de travaux, un dernier nettoyage soit entrepris. Pour ce faire, il faut identifier et contrôler les éléments qui peuvent être détériorés avant ce dernier nettoyage.

4. La peinture

La peinture est l’un des éléments réalisés à la fin du chantier. Il est cependant important de noter les éléments non peints ou dont la finition après séchage pourrait refléter une mauvaise mise en œuvre.

5. Les ouvertures de regards

À la fin des travaux, toutes les ouvertures et tous les regards doivent être vérifiés pour contrôler leur ouverture et fermeture, car lors de la mise en œuvre des bétons et des enrobés, leur séchage comme leur extension peuvent en obturer l’accès. Ces éléments doivent être correctement nettoyés pour la maintenance à venir, et pour agir sur tout potentiel problème des réseaux extérieurs

6. La menuiserie

Les éléments constitutifs de la menuiserie doivent être révisés pour s’assurer que les portes et fenêtre s’ouvrent et se ferment correctement.

7. Les appareils non fonctionnels

Tous les appareils doivent être testés (luminaires, interrupteurs, détecteurs de présence, etc.) car ils peuvent avoir été endommagés pendant la phase de construction, y compris ceux situés sur la toiture.

8. Les petits trous

Il y a souvent de petits trous sur les murs suite à des chocs voire des modifications portant sur le projet. Ces trous doivent être listés et corrigés.

9. La protection coupe-feu

Il est important de vérifier que tous les éléments de cantonnement soient exhaustivement protégés et rebouchés pour permettre à chaque canton d’être stable au feu, notamment sur l’ensemble du périmètre du dallage, mais également au niveau des poteaux intérieurs, pour proteger et prévenir les autres secteurs contre un incendie en chaîne.

10. Faux-plafond

Il peut exister de nombreuses dalles de faux-plafond qui, pour permettre la poursuite des travaux, ne sont pas encore installées. Ces dalles doivent néanmoins être vérifiées.

Enfin, d’après les statistiques que nous avons obtenues, nous pouvons conclure qu’il existe un défaut  pour chaque 0,02 mètre carré construit. C’est un résultat à titre indicatif qui peut varier en fonction des travaux réalisés par l’ensemble des prestataires lors de la phase de construction.

Grâce à la connaissance de ce taux d’erreur, les entreprises doivent tenter de réduire les phases de corrections en obtenant une meilleure qualité dans les travaux ; et ainsi optimiser les ressources et les coûts pour toutes les parties prenantes.

L’AMO pour TOP MANAGEMENT, une question de passion

Si jamais j’envisageais d’investir dans la construction, je chercherais certainement de l’aide. En fait, je veux penser que la plupart des investisseurs s’entourent des meilleurs conseillers pour un business de cette nature. Suffit-il que l’une de mes amitiés me recommande un professionnel avec de bonnes références ? Peut-être je lui ferais confiance, mais je ne resterai pas très clame. Je cherche quelqu’un de sérieux et rigoureux, un soutien technique, un intermédiaire entre les différents acteurs, un garant capable de gérer les données globales du projet, bref, il devrait s’occuper de presque tout. Ça existe de tels agents ? Je m’informe, je navigue sur le net, je lis dans une page que ce métier a un nom : Assistance à maitrise d’ouvrage. Parfait, je commence à y croire.

La première peur qui m’assaille réside dans l’acquisition du terrain, je ne suis même pas sûr si j’achète bien ou mal. Je me rassure, c’est le chapitre de la Due Diligence, l’assistant coordonne et pilote le projet dès la première seconde. Après, il m’accompagnera dans la faisabilité du projet, la désignation du promoteur, le montage de l’opération, le suivi de la réalisation du chantier, y compris la levée des réserves. Il arrondira le tout avec la phase du parfait achèvement. Quand même, l’entreprise devient intéressante, mon argent sera en sécurité.

Je me renseigne davantage : les tâches de mon intermédiaire sont précises et claires. Il fera une consultation et un suivi des entreprises engagées, une analyse des documents (d’étude, d’exécution et de DOEs), financières (offres globales, devis, travaux supplémentaires…), des plannings d’étude et d’exécution, des documents contractuels ; on me garantit le suivi de dossiers administratifs, la participation aux réunions avec les autorités locales ; de la conception à l’obtention des autorisations. On va aussi me proposer de solutions techniques alternatives, inclues un rapport des toutes ces réunions.

Sa marche, je passe à l’action, je prends mon téléphone et je contacte plusieurs entreprises du secteur, je deviens une sorte de stakeholder avis de faire sauter le marché, nanti mais ouvert à l’apprentissage. Cependant, après quelques tentatives infructueuses, l’affaire ne semble pas si facile. À n’en pas douter, il n’est pas constitué exclusivement de saints, mais très peu de sociétés me prennent au sérieux.

Finalement, je tombe sur quelqu’un qui me comprends , cette fois une voix me pose les bonnes questions, m’écoute, la conversation se déroule agréablement. Elle me souligne les responsabilités d’un Project Manager du point de vue de l’AMO : Pertinence des analyses apportées, établir une relation de confiance avec moi et avec les acteurs du projet ; relayer les informations en temps et en heure ; mieux connaitre le projet que moi-même, et savoir traduire mes besoins. J’adore ce dernier point. Je la laisse parler, elle connaît son métier.

Maintenant elle se met au défit avec les nouvelles missions AMO que nous envisageons pour l’avenir : il faut surtout savoir s’adapter aux évolutions techniques constructives, à des plannings de plus en plus serrés, aux nouveaux types de bâtiments (dernier km), et anticiper les aléas administratifs, surtout sur le volet environnemental, et approfondir les phases de démolition d’existant qui pourraient se multiplier. Je suis 100% d’accord. Ça me convient mais je redoute la naïveté, là la question est obligatoire : quelles sont les avantages d’employer une mission AMO dans mon chantier et où sont mes bénéfices ? La réponse vient comme un souffle d’espoir, l’expert me fait une liste très précise que j’apprécie tout de suite. Le mot clé étant : « avantage ».

D’une part, avantage financier en anticipant les solutions constructives et les adaptations du projet en temps et en heure, de l’autre, avantage économique grâce à l’analyse technico-financière des offres qui permette d’identifier les surcoûts et de lancer les négociations. Elle me garantit le bon déroulement de l’opération, le volet administratif et mener à bien l’obtention des autorisations. Elle identifiera les dérapages de planning et elle apportera les solutions pour y remédier les “malfaçons” d’un point de vue constructif.

Ma curiosité grandit, je suis captivé par son savoir-faire, son agilité, sa passion, je m’ouvre, je la tutoie, on décide se voir. Le lendemain, on se retrouve à Paris, 136 Rue du Faubourg Poissonnière, un bistro plein de charme, très hygge, mon assistant à la maitrise d’œuvre se présente elle et TOP MANAGEMENT, une société d’ingénierie internationale spécialisée dans la gestion de projets de conception et de construction industrielle, logistique, commerciale et bureaux. Je demande un café :

— Quels sont les projets le plus importants auxquels vous avez participé en qualité d’AMO?

— Projets de grande envergure comme celui de Carrefour à Poupry de 130 000m², ou projets techniques comme celui d’un entrepôt froid positif et négatif de 35 000m² à Lens.

            Elle m’explique leur système de travail, comment ils font l’analyse des sujets au préalable puis la transmission des retours au client pour la décision finale. Echanges téléphoniques réguliers. Réunion hebdomadaire, bi mensuelle ou mensuelle. Reporting régulier par compte-rendu, par mail. Mark-up sur les documents à analyser. Et obligatoirement arrive l’approche commerciale, elle parle clairement, de manière compréhensible :

— Connaissance globale du secteur de la logistique depuis plus de dix ans, partenariat avec des experts dans leur domaine pour mener à bien les missions, réactivité et polyvalences des équipes, capacité à gérer des échanges dans différentes langues. Savez-vous que selon le type de chantier il existe des différences ? Certaines constructions sont lancées en blanc, sans preneur, ce qui réduit les interfaces mais implique de travailler sur un état projeté avec une éventuelle division. Le process intérieur du preneur suivant la configuration peut influer sur les interfaces du projet : vous me suivez ?

Oui, parfaitement !